Mis à jour en septembre 2026
Le titre de psychothérapeute est protégé par la loi française : il ne peut être utilisé que par les professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes, après validation d’une formation en psychopathologie clinique d’au moins 400 heures et d’un stage pratique de deux mois minimum. Cette inscription est enregistrée sur une liste tenue par le directeur général de l’agence régionale de santé du lieu d’exercice, comme le précise le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010.
Cette réglementation répond à une confusion fréquente chez les professionnels en reconversion ou en début de pratique : contrairement à « psychologue » ou « psychiatre », le titre de psychothérapeute n’est pas automatiquement lié à un diplôme universitaire, mais à une procédure d’enregistrement spécifique.
L’usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes, une inscription enregistrée sur une liste dressée par le directeur général de l’agence régionale de santé de leur résidence professionnelle.
« L’usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes. L’inscription est enregistrée sur une liste dressée par le directeur général de l’agence régionale de santé de leur résidence professionnelle. »
PAPS Hauts-de-FranceUsage du titre de psychothérapeute – PAPS: Hauts-de-France
Concrètement, l’accès à ce registre suppose déjà un diplôme donnant droit à l’exercice de la psychologie, de la médecine ou, pour certains profils, une dérogation encadrée. Les psychologues, titulaires d’un diplôme universitaire en psychologie, et les médecins bénéficient d’un accès facilité, sous réserve de justifier de la formation en psychopathologie clinique. En France, on comptait 70 790 psychologues en exercice au 1er janvier 2022, une population qui constitue le principal vivier de futurs psychothérapeutes inscrits au registre.
Aucun diplôme unique ne donne automatiquement le titre de psychothérapeute : il faut cumuler un diplôme de base (psychologie, médecine, ou équivalent reconnu) et une formation complémentaire en psychopathologie clinique validée par 400 heures d’enseignement théorique et un stage pratique de deux mois, conformément au décret de 2010.
Cette formation complémentaire porte sur les grands cadres théoriques de la psychopathologie, les entretiens cliniques, la sémiologie psychiatrique et la déontologie. Elle est distincte des formations qui permettent ensuite de se spécialiser dans une approche thérapeutique précise — Gestalt-thérapie, systémie, thérapie des schémas, hypnose ou thérapie ACT — que les praticiens suivent généralement après leur inscription au registre, pour enrichir leur pratique clinique quotidienne.
Non : la voie sans diplôme universitaire préalable n’existe pas pour l’obtention du titre protégé de psychothérapeute en France. Le décret de 2010 conditionne l’inscription au registre à un diplôme de niveau master en psychologie, un diplôme de médecin, ou à des dérogations très encadrées pour certains professionnels justifiant d’une pratique antérieure reconnue avant l’entrée en vigueur du décret.
Ceux qui exercent sans ce titre — sous l’appellation de psychopraticien ou de thérapeute — proposent un accompagnement souvent pertinent, mais ne peuvent légalement se présenter comme psychothérapeutes. C’est un point de vigilance important pour les patients comme pour les professionnels en reconversion, qui doivent bien distinguer le cadre légal du titre et les nombreuses formations privées à des approches thérapeutiques spécifiques.
Une reconversion vers le titre de psychothérapeute passe presque toujours par l’obtention préalable d’un master en psychologie, la voie la plus directe puisqu’elle ouvre ensuite l’accès à la formation en psychopathologie clinique exigée par le registre national.
Pour les professionnels de santé déjà en exercice — psychologues, médecins, infirmiers spécialisés — qui souhaitent enrichir leur pratique clinique sans viser nécessairement le titre protégé, il existe une autre voie : se former à des approches thérapeutiques ciblées, immédiatement mobilisables en consultation. C’est le sens des formations continues comme celles proposées par Institut Ayana, centrées sur des outils cliniques précis : thérapie de couple, dépendance affective, psychotraumatologie ou thérapie familiale systémique. Ces formations ne délivrent pas le titre de psychothérapeute, mais elles répondent à un besoin réel de professionnels qui sentent que leur formation initiale, souvent théorique, ne leur a pas donné les outils concrets pour certaines situations cliniques fréquentes en cabinet.
Un diplôme de psychologue obtenu en Belgique bénéficie en principe d’une reconnaissance dans le cadre des directives européennes sur la libre circulation des qualifications professionnelles, mais l’inscription au registre français des psychothérapeutes reste soumise à l’examen des équivalences par l’agence régionale de santé compétente.
Le titre de psychopraticien n’est pas un titre réglementé par l’État en France, à la différence du titre de psychothérapeute qui, lui, fait l’objet d’un encadrement légal précis via le registre national.
De nombreux organismes de formation proposent des parcours de « psychopraticien », parfois certifiants au sens de la formation professionnelle, mais aucun ne confère le droit d’utiliser le titre protégé de psychothérapeute. Cette distinction est essentielle pour les professionnels en reconversion : une formation, même sérieuse et reconnue par ses pairs, ne se substitue pas à la procédure d’inscription au registre si l’objectif est de porter légalement le titre.
L’art-thérapie ne dispose pas, à ce jour, d’un titre protégé équivalent à celui de psychothérapeute : il s’agit d’une pratique complémentaire, mobilisée par des psychologues, psychothérapeutes ou soignants déjà diplômés, pour enrichir leur accompagnement clinique par des médiations créatives.
Les formations continues en art-thérapie s’adressent donc principalement à des professionnels déjà en exercice, qui cherchent à intégrer des outils non verbaux à leur pratique — une difficulté fréquemment citée par les cliniciens formés à des approches essentiellement verbales. La formation à distance de trois jours proposée par Institut Ayana sur l’art-thérapie illustre cette logique : elle ne remplace pas un diplôme de psychologue, mais elle apporte des techniques concrètes utilisables dès la séance suivante avec des patients pour qui la parole seule ne suffit pas.
Le titre de psychothérapeute, une fois inscrit au registre, ne suffit pas toujours à couvrir l’ensemble des situations cliniques rencontrées en cabinet : dépendance affective, deuil d’un enfant, burn-out professionnel ou troubles de l’attachement demandent des grilles de lecture et des outils spécifiques que la formation initiale n’aborde pas toujours en profondeur.
C’est pourquoi la formation continue occupe une place importante dans le parcours des psychologues et psychothérapeutes en exercice. En 2024, 67 800 élèves ou étudiants ont obtenu un diplôme dans une formation aux professions sanitaires non médicales ou de sage-femme, un chiffre qui témoigne du volume de professionnels entrant chaque année dans des filières de santé et, à terme, potentiellement dans des parcours de spécialisation clinique. Les organismes de formation continue, certifiés Qualiopi dans la catégorie des actions de formation, permettent aux praticiens de mobiliser leurs droits (notamment via le FIFPL pour les professions libérales) pour financer ces parcours de spécialisation, qu’il s’agisse de thérapie de couple, de psychotraumatologie ou d’accompagnement des addictions, un sujet traité par la formation Institut Ayana sur le travail des addictions.
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Il faut un diplôme de base — le plus souvent un master en psychologie ou un diplôme de médecin — complété par une formation en psychopathologie clinique d’au moins 400 heures et un stage pratique de deux mois. Cette double condition est fixée par le décret n° 2010-534 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute.
Non, l’accès au titre protégé de psychothérapeute suppose obligatoirement un diplôme préalable en psychologie ou en médecine, sauf dérogations très encadrées pour certains professionnels antérieurs au décret de 2010. Sans ce diplôme, on peut exercer sous d’autres appellations, mais pas utiliser légalement le titre de psychothérapeute.
Seuls les professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes peuvent utiliser ce titre. L’inscription est enregistrée sur une liste tenue par le directeur général de l’agence régionale de santé du lieu de résidence professionnelle du praticien.
La Belgique dispose de son propre cadre légal pour l’exercice de la psychothérapie, distinct du système français. Un professionnel formé en Belgique souhaitant exercer et porter le titre en France doit passer par une procédure de reconnaissance de diplôme auprès de l’ARS compétente.
Un diplôme de psychologie obtenu en Belgique peut bénéficier des mécanismes européens de reconnaissance des qualifications, mais l’inscription au registre français des psychothérapeutes reste soumise à l’examen du dossier par l’agence régionale de santé. Il est conseillé de vérifier les équivalences directement auprès de l’ARS avant toute installation en France.