Mis à jour en septembre 2026
Se reconvertir en thérapeute consiste à quitter un premier métier pour exercer une profession d’accompagnement psychologique, ce qui suppose presque toujours de reprendre un parcours de formation certifiant avant de pouvoir recevoir des patients. Ce projet touche un nombre croissant d’actifs en France : chaque année, 1,4 million d’actifs changent de métier, et près d’un actif sur deux, soit 47 %, envisage une reconversion[1]. Parmi eux, 18 % la préparent activement et 29 % l’envisagent sérieusement[1].
Se reconvertir vers ce métier n’est pas une décision qui se prend en quelques semaines. En moyenne, 17 ans se sont écoulés entre le début de la vie active du bénéficiaire et son entrée en formation dans le but de se reconvertir[3], ce qui confirme qu’il s’agit le plus souvent d’un choix de mi-carrière, mûri après une première expérience professionnelle significative.
Le terme « thérapeute » recouvre des réalités très différentes selon qu’il s’agit de psychologue, de psychothérapeute ou de praticien en relation d’aide. Le titre de psychologue est protégé et nécessite une licence puis un master en psychologie, tandis que le titre de psychothérapeute est encadré par décret et exige une formation complémentaire en psychopathologie clinique.
Pour obtenir la reconnaissance du titre de psychothérapeute, la formation complémentaire doit comporter un minimum de 400 heures d’enseignement en psychopathologie clinique ainsi qu’un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois[6]. Cette exigence s’applique en complément d’un diplôme de niveau master en psychologie, médecine ou psychanalyse déjà reconnu par l’État.
Le terme générique de « thérapeute » n’est pas protégé par la loi, contrairement aux titres de psychologue et de psychothérapeute. N’importe quel praticien peut donc se présenter comme thérapeute, quel que soit son parcours de formation, ce qui explique la grande diversité de profils rencontrés dans ce secteur.
En revanche, l’usage du titre de psychothérapeute est strictement encadré par décret, sous peine de l’application de l’article 433-17 du code pénal, modifié par la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009[6]. Un professionnel qui utilise ce titre sans remplir les conditions requises s’expose donc à des sanctions pénales. C’est pourquoi les psychologues et psychothérapeutes en exercice cherchent à consolider leurs compétences par des formations continues certifiantes plutôt que de se contenter du seul terme générique.
Un psychologue diplômé qui souhaite se reconvertir vers une pratique thérapeutique plus spécialisée n’a pas besoin de reprendre un cursus universitaire complet : il peut s’appuyer sur des formations continues courtes, centrées sur une approche ou une population précise. C’est le cas de nombreux professionnels qui, après plusieurs années de pratique généraliste, ressentent le besoin d’outils concrets pour des problématiques récurrentes en consultation, comme la dépendance affective, le deuil chez l’enfant ou les traumatismes psychiques.
Ces formations combinent apports théoriques, expérimentation d’outils et analyse de cas cliniques, une méthodologie qui permet de repartir avec des techniques directement transposables au cabinet dès la semaine suivante. Des parcours comme la thérapie familiale ou le travail sur les traumatismes répondent typiquement à ce besoin de spécialisation après plusieurs années d’exercice généraliste.
Se reconvertir en psychologue depuis un métier sans lien avec la psychologie impose de reprendre des études universitaires complètes, licence puis master, car le titre est protégé et ne s’obtient pas par la seule formation continue. Ce parcours dure généralement cinq ans à temps plein, ce qui en fait l’une des reconversions les plus longues du secteur de la santé mentale.
Une fois le master obtenu, le psychologue nouvellement diplômé traverse souvent une période où la formation universitaire, très théorique, ne suffit pas à répondre aux situations cliniques concrètes rencontrées dès les premiers stages ou les premières consultations. C’est à ce moment que les formations pratiques prennent tout leur sens, notamment sur des approches corporelles ou non verbales peu abordées à l’université, comme le travail avec le corps en thérapie ou l’art-thérapie.
Le délai de réussite d’une reconversion professionnelle dépend fortement du parcours choisi, mais les données disponibles montrent des résultats encourageants à moyen terme. Six mois après la fin de leur formation, 92 % des bénéficiaires d’un Projet de Transition Professionnelle ont déjà concrétisé leur projet ou poursuivent activement leur parcours de reconversion[3][4].
Cet indicateur de 92 % porte sur l’ensemble des reconversions financées par un PTP, tous secteurs confondus, et ne mesure pas spécifiquement les reconversions vers les métiers de la psychothérapie. Il donne néanmoins une tendance rassurante : s’engager dans une formation longue à mi-carrière débouche, dans la grande majorité des cas, sur une trajectoire professionnelle effective plutôt que sur un abandon du projet.
Le financement constitue souvent le frein principal à une reconversion, mais plusieurs dispositifs existent pour les professionnels de santé mentale déjà en exercice. Le Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux, le FIFPL, permet aux psychologues et psychothérapeutes libéraux de faire financer une partie de leurs formations continues, à condition que l’organisme formateur dispose de la certification qualité requise.
La certification Qualiopi, dans la catégorie des actions de formation, est justement le critère qui conditionne l’accès à ces financements : sans elle, aucun remboursement via le FIFPL n’est possible. Il est donc essentiel de vérifier cette certification avant de s’inscrire, quel que soit l’organisme choisi.
Une fois le diplôme de base obtenu, qu’il s’agisse de psychologie ou de psychothérapie, la reconversion se poursuit souvent par des formations courtes et ciblées qui permettent d’acquérir des outils directement applicables en cabinet. Le choix dépend de la population accompagnée et des problématiques les plus fréquemment rencontrées en consultation.
Ces formats courts, calqués sur les contraintes d’un professionnel déjà en activité, permettent de compléter un parcours de reconversion sans interrompre sa pratique clinique en cours.
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Il n’existe pas de diplôme unique de « thérapeute », car ce terme générique n’est pas protégé par la loi. En revanche, les titres de psychologue et de psychothérapeute sont réglementés : le premier exige une licence puis un master en psychologie, le second une formation complémentaire en psychopathologie clinique après un diplôme de base reconnu.
Il est possible de se présenter comme « thérapeute » sans diplôme universitaire, puisque ce terme n’est pas encadré par la loi. Il est en revanche impossible d’utiliser légalement les titres de psychologue ou de psychothérapeute sans les diplômes et formations complémentaires requis par la réglementation.
Toute personne peut légalement se présenter comme « thérapeute », ce terme n’étant pas un titre protégé. Ce n’est pas le cas des titres de psychologue et de psychothérapeute, dont l’usage abusif est passible de sanctions pénales prévues par le code pénal.
Se reconvertir en psychologue depuis un autre métier impose de reprendre un cursus universitaire complet, licence puis master en psychologie, car ce titre est protégé. Ce parcours se complète souvent par des formations pratiques courtes une fois le diplôme obtenu, afin d’acquérir des outils concrets pour la pratique clinique.
Les professionnels libéraux peuvent solliciter le FIFPL pour financer leurs formations continues, à condition que l’organisme formateur détienne la certification Qualiopi dans la catégorie des actions de formation. Il est recommandé de vérifier cette certification avant toute inscription pour sécuriser la prise en charge.
Le salaire varie fortement selon le type de thérapie, le cadre d’exercice (libéral ou salarié) et l’expérience. Un thérapeute en libéral fixe ses tarifs de consultation, tandis qu’un salarié en structure hospitalière ou associative perçoit un revenu mensuel selon son diplôme et son ancienneté.