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Mis à jour en juillet 2026
Une formation en thérapie par le jeu doit être choisie selon son utilité clinique immédiate : cadre théorique clair, exercices pratiques, posture du thérapeute, indications avec l’enfant et adéquation avec votre patientèle. Pour un psychologue ou un psychothérapeute, l’objectif n’est pas seulement de « jouer » en séance, mais d’utiliser le jeu comme médiateur thérapeutique lorsque le langage verbal de l’enfant ne suffit pas à exprimer son vécu émotionnel, relationnel ou traumatique.
Pourquoi se former à la thérapie par le jeu ?
Besoin d’aide sur ce point ? Découvrez Formation therapeute deuil quel format choisir.
Se former à la thérapie par le jeu permet d’acquérir une méthode clinique pour observer, contenir et accompagner ce que l’enfant met en scène à travers le jeu. Le jeu devient alors un espace thérapeutique structuré : il aide le praticien à repérer les affects, les défenses, les scénarios relationnels et les besoins de sécurité de l’enfant.
La Fédération Française des Psychologues et de Psychologie présente spécifiquement le jeu comme un objet de formation en psychothérapie de l’enfant. Cette reconnaissance est importante pour les professionnels qui souhaitent compléter une formation universitaire souvent centrée sur les modèles théoriques, avec des compétences directement mobilisables en consultation.
« Le jeu en psychothérapie de l’enfant »
Fédération Française des Psychologues et de Psychologie
Définition clinique : qu’est-ce que la thérapie par le jeu ?
La thérapie par le jeu est une approche psychothérapeutique qui utilise le jeu comme médiateur d’expression, d’exploration et d’élaboration psychique chez l’enfant. Elle peut s’intégrer à différents cadres de référence : Gestalt-thérapie, approche systémique, psychodrame, thérapie des schémas, ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement), ou encore travail familial lorsque le symptôme de l’enfant s’inscrit dans une dynamique relationnelle plus large.
Dans la pratique, le thérapeute observe à la fois le contenu du jeu, la manière dont l’enfant utilise l’espace, les objets, les règles, la répétition, l’agressivité, l’évitement, l’imaginaire et la relation au thérapeute. Cette observation clinique inclut aussi la posture du praticien : contenance, contre-transfert corporel, ajustement du cadre et awareness du processus en cours.
Jeu dirigé ou jeu non directif : quelle différence ?
Le jeu dirigé propose une consigne thérapeutique ; le jeu non directif laisse l’enfant conduire le processus. Ces deux approches ne s’opposent pas mécaniquement : elles répondent à des indications différentes et peuvent se compléter selon l’âge, la demande, le niveau de symbolisation et le cadre thérapeutique.
- Thérapie non directive par le jeu : le thérapeute suit le rythme de l’enfant, accueille ses initiatives et évite d’orienter le contenu du jeu. L’Institut de Formation et de Recherche en Écoute (IFRE) présente cette approche comme une modalité spécifique de travail clinique avec l’enfant.
- Jeu thérapeutique dirigé : le thérapeute propose une consigne, un support ou une tâche pour travailler un objectif clinique identifié. L’Institut Ayana propose une formation de 3 jours sur le jeu thérapeutique dirigé, centrée sur des outils directement applicables en séance.
Le choix dépend de la problématique travaillée : troubles anxieux, TDA/H, enfants HP (Haut Potentiel), deuil, séparation parentale, difficultés de régulation émotionnelle ou enjeux d’attachement. Il dépend aussi de votre style clinique : certains thérapeutes auront besoin d’un cadre très structuré, d’autres d’une posture plus ouverte et exploratoire.
Comment choisir une formation en thérapie par le jeu ?
La meilleure formation en thérapie par le jeu est celle qui relie clairement les apports théoriques à des situations cliniques concrètes. Avant de vous inscrire, vérifiez que le programme vous aide à décider quoi faire en séance, quand intervenir, quand vous taire, comment formuler une consigne et comment relier le jeu à l’hypothèse clinique.
- La certification de l’organisme : la certification Qualiopi est un repère utile pour évaluer le cadre pédagogique et administratif, notamment lorsque le professionnel souhaite étudier une possibilité de financement FIFPL.
- Le profil des formateurs : privilégiez des cliniciens en activité, habitués au travail avec l’enfant et capables de transmettre des repères issus de situations réelles.
- La pédagogie : recherchez une alternance entre théorie, démonstrations, expérimentation, analyse de cas et entraînement à la formulation de consignes thérapeutiques.
- La précision du contenu : certaines formations couvrent un panorama large du jeu thérapeutique ; d’autres ciblent une méthode précise, comme le jeu dirigé, le jeu symbolique, le psychodrame ou l’intégration d’outils systémiques.
- L’adéquation avec votre patientèle : une formation utile doit vous aider à travailler avec les enfants que vous recevez réellement : enfants anxieux, enfants HP, enfants présentant un TDA/H, fratries, familles séparées ou situations de deuil.
Ce que couvre généralement un programme sérieux
Un programme sérieux couvre les fondements du jeu comme médiateur thérapeutique, les indications selon l’âge, les limites du dispositif, la posture du thérapeute, l’observation du processus et la transformation du matériel de jeu en hypothèses cliniques prudentes. Il doit également entraîner le professionnel à différencier ce qui relève de l’expression symbolique, de l’évitement, de la répétition traumatique, de la recherche de maîtrise ou d’un besoin de co-régulation.
Certains organismes, comme Thérapie par le jeu France, présentent un parcours organisé en niveau 1, ce qui permet d’identifier une progression pédagogique plutôt qu’un module isolé. Cette logique par niveaux peut être pertinente pour les praticiens qui souhaitent construire une compétence clinique dans la durée.
Comparer les formats de formation disponibles
Comparer les formations évite de confondre sensibilisation, formation clinique et certification généraliste. Une formation en apprentissage par le jeu, même utile en pédagogie, ne remplace pas une formation clinique en psychothérapie de l’enfant.
- Formation clinique courte : pertinente pour acquérir une technique ciblée, comme le jeu thérapeutique dirigé avec consignes, et la tester rapidement en cabinet.
- Parcours progressif : adapté aux professionnels qui veulent approfondir les bases, pratiquer, revenir en supervision et consolider leur cadre d’intervention.
- Formation pédagogique généraliste : utile pour l’éducation ou l’apprentissage, mais à distinguer d’un dispositif psychothérapeutique. Par exemple, Novasavo présente un certificat en 7 langues sur les méthodes d’apprentissage par le jeu, ce qui relève d’un autre objectif qu’une formation clinique à la psychothérapie par le jeu.
Erreurs fréquentes à éviter
La principale erreur est de choisir une formation uniquement pour son intitulé, sans vérifier sa pertinence clinique. Le terme « jeu » peut recouvrir des réalités très différentes : médiation thérapeutique, outil pédagogique, animation, psychoéducation, psychodrame ou dispositif familial.
- Confondre théorie et compétence clinique : comprendre les modèles ne suffit pas ; il faut s’entraîner à observer, intervenir et ajuster le cadre.
- Ignorer la population accompagnée : un enfant HP, un enfant en deuil ou un enfant présentant un TDA/H ne mobilisent pas le jeu de la même manière.
- Sous-estimer la supervision : la thérapie par le jeu implique de travailler avec son contre-transfert corporel, ses projections et son niveau de directivité.
- Choisir sur la seule durée : un format court peut être très efficace s’il est pratique, mais insuffisant s’il reste uniquement conceptuel.
- Négliger le cadre institutionnel : vérifiez les conditions d’inscription, l’expérience des formateurs, la certification Qualiopi et la compatibilité avec vos besoins de financement.
Et en Belgique ?
Pour un psychologue ou psychothérapeute belge, le bon critère n’est pas seulement la localisation, mais la qualité clinique du programme et sa compatibilité avec la pratique francophone. Une formation thérapie par le jeu en Belgique peut être recherchée localement, mais des formations francophones en France peuvent aussi être pertinentes lorsque le format permet un déplacement ponctuel.
Avant de vous engager, vérifiez la reconnaissance de l’organisme, le contenu détaillé, le niveau d’expérience des formateurs et les modalités administratives. Cette vérification est particulièrement importante si vous exercez entre plusieurs cadres réglementaires ou si vous souhaitez articuler la formation avec un parcours plus large de psychothérapie, comme le CEP (Certificat Européen de Psychothérapie).
Compléter sa pratique clinique avec l’enfant
La thérapie par le jeu est plus efficace lorsqu’elle s’intègre à une boîte à outils clinique cohérente. Les thérapeutes travaillant avec les enfants gagnent souvent à renforcer aussi leurs compétences en approche systémique, guidance parentale, travail du deuil, régulation émotionnelle, psychodrame, génosociogramme ou constellations familiales lorsque la demande implique fortement le système familial.
À l’Institut Ayana, nous privilégions des formations courtes, expérientielles et applicables en consultation. Notre formation sur le jeu thérapeutique avec consignes vise précisément à aider les professionnels à transformer une intention clinique en consigne de jeu claire, contenante et utilisable avec l’enfant dès les séances suivantes.
Foire aux questions
Comment choisir une formation en thérapie par le jeu ?
Choisissez une formation en thérapie par le jeu qui combine théorie clinique, exercices pratiques, analyse de cas, posture du thérapeute et indications précises avec l’enfant. Vérifiez aussi l’expérience clinique des formateurs, la certification Qualiopi et l’adéquation du programme avec votre patientèle.
Quelle est la différence entre jeu dirigé et jeu non directif ?
Le jeu dirigé utilise une consigne proposée par le thérapeute pour travailler un objectif clinique identifié. Le jeu non directif laisse l’enfant conduire le jeu, tandis que le thérapeute soutient le cadre, l’expression et la sécurité relationnelle.
Combien de temps dure une formation en jeu thérapeutique dirigé ?
Une formation en apprentissage par le jeu suffit-elle pour faire de la psychothérapie ?
Non. Une formation en apprentissage par le jeu peut être utile en contexte pédagogique, mais elle ne remplace pas une formation clinique en psychothérapie de l’enfant. Pour la consultation, il faut un cadre thérapeutique, une posture clinique et une capacité d’analyse du processus.
Comment devenir ludothérapeute ?
Il n’existe pas de titre protégé unique de « ludothérapeute » en France. La voie la plus solide consiste à être psychologue, psychothérapeute ou thérapeute formé, puis à suivre une formation continue spécialisée en thérapie par le jeu, avec un entraînement pratique et idéalement de la supervision.
Sources
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Mis à jour en juillet 2026
Le génosociogramme est un outil clinique qui représente l’histoire familiale sur plusieurs générations pour repérer les liens de parenté, les événements marquants, les répétitions, les ruptures, les deuils, les secrets et les dynamiques relationnelles qui traversent une lignée. Développé et popularisé par la psychologue et psychothérapeute française Anne Ancelin Schützenberger, il constitue un outil central de l’approche transgénérationnelle et un support utile en thérapie familiale systémique.
Génosociogramme et génogramme : quelle différence ?
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La différence principale est que le génogramme décrit la structure familiale, tandis que le génosociogramme ajoute une lecture clinique des événements, des affects et des répétitions transgénérationnelles. Le génogramme est une représentation graphique schématique d’une famille, utilisée notamment en médecine, en psychiatrie et en thérapie familiale pour cartographier les liens de parenté, les âges et certaines données factuelles. Le génosociogramme en est une extension directe : il ajoute à cette structure les faits marquants de l’histoire individuelle et collective, les accidents, les deuils, les secrets, les maladies, les ruptures, les migrations, les liens affectifs, les répétitions de dates ou de schémas et les dynamiques relationnelles au sein du groupe familial.
- Génogramme : arbre familial structuré, centré sur les liens de parenté et les données factuelles.
- Génosociogramme : arbre familial enrichi d’une lecture psychologique, relationnelle et transgénérationnelle.
- Usage clinique : support de mise en récit, d’hypothèses thérapeutiques et d’exploration des loyautés, répétitions et non-dits.
Origines : Anne Ancelin Schützenberger et le courant transgénérationnel
Le génosociogramme est associé aux travaux d’Anne Ancelin Schützenberger, figure majeure de la psychogénéalogie et de l’analyse transgénérationnelle. Professeure et chercheuse en psychologie sociale, elle a contribué à faire connaître les phénomènes de répétition familiale, notamment les dates anniversaires, les deuils non élaborés, les maladies ou les ruptures qui réapparaissent dans l’histoire d’une lignée.
Dans cette perspective, le génosociogramme ne sert pas à établir une causalité mécanique entre un événement familial et un symptôme actuel. Il sert plutôt à formuler des hypothèses cliniques, à rendre visibles des configurations familiales et à ouvrir un espace de parole autour de ce qui a été transmis, tu ou répété.
Aujourd’hui, le génosociogramme s’inscrit dans la pratique de la thérapie familiale, de l’approche systémique et du travail clinique autour du trauma, du deuil, des dépendances relationnelles ou des schémas précoces inadaptés. Il peut aussi dialoguer avec d’autres cadres de pratique, comme la thérapie des schémas, l’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement), l’EMDR ou le psychodrame, à condition d’être utilisé avec prudence clinique.
À quoi sert le génosociogramme en séance ?
En séance, le génosociogramme sert à transformer une histoire familiale souvent fragmentée en une carte lisible, partageable et cliniquement exploitable. Il aide le patient et le thérapeute à repérer des régularités, des ruptures et des zones de silence qui ne sont pas toujours accessibles dans un entretien classique.
- Cartographier les transmissions invisibles. Il met en lumière des deuils non élaborés, secrets de famille, ruptures relationnelles ou événements traumatiques qui peuvent se répéter ou se transmettre sous forme de loyautés, de peurs ou de scénarios relationnels.
- Visualiser les schémas relationnels. Posés sur le papier, les patterns deviennent visibles : alliances, exclusions, conflits, fusions, coupures ou places assignées dans le système familial.
- Tisser des liens entre passé et présent. L’étude du génosociogramme sert à remonter dans l’histoire familiale, à tisser des liens entre l’avant et l’aujourd’hui, ce qui peut aider à comprendre certains symptômes, blocages ou répétitions relationnelles.
- Soutenir la mise en récit. Le schéma offre un support concret à la parole thérapeutique, notamment avec des patients qui ont du mal à organiser leur histoire ou à verbaliser directement certains affects.
- Formuler des hypothèses systémiques. Il aide le thérapeute à repérer des coalitions, triangulations, loyautés invisibles, mythes familiaux ou places paradoxales dans le système.
Comment faire un génosociogramme ? Les étapes concrètes
Un génosociogramme se construit généralement en co-construction avec le thérapeute, à partir d’un recueil progressif d’informations familiales, relationnelles et événementielles. Plusieurs sources cliniques recommandent de travailler au minimum sur 3 générations, afin de repérer les répétitions et transmissions entre grands-parents, parents et patient.
- Recueillir les données familiales. On note les noms, prénoms, dates de naissance, unions, séparations, décès, métiers, migrations, maladies connues et événements importants. Les homonymies, dates proches ou répétitions de prénoms peuvent déjà constituer des indices cliniques.
- Construire la structure générationnelle. On trace les générations et les liens de parenté à l’aide de symboles conventionnels, comme le carré pour les hommes, le cercle pour les femmes, les traits horizontaux pour les unions et les traits verticaux pour la filiation.
- Ajouter les événements marquants. On intègre les traumatismes, ruptures, accidents, décès précoces, migrations, faillites, exclusions, secrets connus ou pressentis, maladies chroniques et répétitions de dates, parfois décrites sous le terme de syndrome d’anniversaire.
- Annoter les liens affectifs. La qualité des relations peut être représentée par des lignes indiquant la fusion, le conflit, la distance, la coupure ou l’ambivalence. Cette étape rend visible la structure émotionnelle du système familial.
- Élaborer cliniquement le matériau. La deuxième étape consiste à élaborer ce qui a été recueilli : le thérapeute aide à formuler des hypothèses, à distinguer les faits des interprétations et à relier les répétitions observées au vécu actuel du patient.
Le génosociogramme peut être réalisé sur papier, sur tableau ou avec un support numérique. Un modèle de génosociogramme en ligne ou un génosociogramme PDF peut aider à structurer la démarche, mais il ne remplace pas la dynamique thérapeutique de la co-construction en séance. Bien qu’il soit possible de le réaliser par soi-même, il est plus sécurisant et pertinent de le réaliser avec un thérapeute, surtout lorsque l’histoire familiale comporte des traumatismes, des deuils non élaborés ou des secrets.
Génosociogramme et approche systémique : un outil de thérapie familiale
En approche systémique, le génosociogramme est un outil de lecture du système familial : il permet d’observer les places, les alliances, les transmissions et les répétitions plutôt que de réduire la difficulté au seul symptôme individuel. Il peut être utilisé en thérapie familiale, en thérapie de couple, en thérapie individuelle ou dans un travail de psychogénéalogie.
À côté d’autres dispositifs comme les constellations familiales, la sculpture du système ou le psychodrame, il aide le thérapeute à travailler avec la famille réelle, la famille intériorisée et la mémoire relationnelle du patient. En thérapie individuelle, il peut compléter le travail sur les schémas précoces, le contre-transfert corporel, l’awareness ou les processus de deuil compliqué.
Pour les thérapeutes qui travaillent avec la clinique du trauma, le génosociogramme offre un cadre prudent pour explorer les transmissions narratives, affectives et relationnelles. Il ne s’agit pas d’affirmer qu’un trauma ancestral explique à lui seul un symptôme actuel, mais d’examiner comment certains événements ont été racontés, tus, répétés ou incorporés dans les relations familiales.
Limites et précautions cliniques
Le génosociogramme est un outil d’hypothèse, pas une preuve diagnostique. Son intérêt dépend de la qualité du cadre thérapeutique, de la prudence interprétative et de la capacité du praticien à distinguer faits établis, récits familiaux, ressentis et hypothèses.
- Éviter les interprétations forcées. Une répétition de date ou de prénom peut être cliniquement intéressante, mais elle ne doit pas être présentée comme une certitude causale.
- Respecter le rythme du patient. Certains événements familiaux sont douloureux ou entourés de loyautés fortes ; les explorer trop vite peut renforcer la défense ou la confusion.
- Maintenir une posture éthique. Le thérapeute ne cherche pas un coupable dans la lignée ; il aide le patient à comprendre des transmissions et à retrouver de la marge de manœuvre.
- Articuler avec d’autres approches. Le génosociogramme gagne en pertinence lorsqu’il s’intègre à une démarche clinique cohérente : approche systémique, thérapie des schémas, ACT, EMDR, Gestalt-thérapie ou travail psychocorporel.
Se former à l’utilisation clinique du génosociogramme
Se former au génosociogramme, ce n’est pas seulement apprendre à dessiner un arbre familial : c’est apprendre à conduire un entretien, recueillir des informations sensibles, repérer des répétitions sans surinterpréter et transformer le schéma en levier thérapeutique. La lecture clinique des loyautés, secrets, deuils et transmissions demande une formation expérientielle, supervisée et ancrée dans la pratique.
C’est l’enjeu des formations proposées par Institut Ayana : transmettre aux psychologues, psychothérapeutes et thérapeutes des compétences concrètes, directement applicables en consultation. Dans une formation à la thérapie familiale ou à l’approche systémique, le génosociogramme devient un outil vivant : il soutient l’alliance thérapeutique, structure l’exploration de l’histoire familiale et ouvre des pistes d’intervention adaptées au système du patient.
Foire aux questions
Qu’est-ce qu’un génosociogramme ?
Un génosociogramme est une représentation graphique de l’histoire familiale qui associe les liens de parenté, les événements marquants, les ruptures, les secrets, les deuils, les répétitions et la qualité des relations entre les membres d’une lignée.
Quelle est la différence entre génogramme et génosociogramme ?
Le génogramme décrit surtout la structure familiale et les liens de parenté. Le génosociogramme ajoute une lecture clinique des événements, des affects, des transmissions, des répétitions de dates, des loyautés et des dynamiques relationnelles.
Comment faire un génosociogramme ?
On recueille les données familiales, on trace les générations avec des symboles, on ajoute les événements marquants, on annote les liens affectifs, puis on élabore cliniquement les répétitions et hypothèses avec le thérapeute. Le travail porte souvent sur au moins 3 générations.
À quoi sert le génosociogramme en thérapie ?
Il sert à rendre visibles des schémas familiaux, des loyautés invisibles, des deuils non élaborés, des ruptures et des répétitions transgénérationnelles. Il aide le patient à relier son vécu actuel à son histoire familiale sans réduire le symptôme à une seule cause.
Peut-on faire un génosociogramme seul ?
Il est possible de commencer seul avec un modèle papier ou numérique, mais la co-construction avec un thérapeute est plus indiquée lorsque l’histoire familiale comporte des traumatismes, secrets, conflits ou deuils non élaborés.
Sources
À lire aussi
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Mis à jour en juillet 2026
Une formation de thérapeute du deuil doit être choisie selon votre objectif clinique : acquérir rapidement des outils applicables en consultation, ou suivre un parcours universitaire long pour approfondir la théorie et la recherche. Pour un psychologue ou un psychothérapeute en exercice, le bon programme doit aider à distinguer un deuil qui suit son cours d’un deuil compliqué ou pathologique, à poser une indication thérapeutique adaptée et à soutenir le patient sans réduire son vécu à des étapes figées.
Pourquoi une formation spécifique au deuil est-elle nécessaire ?
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Une formation spécifique est nécessaire parce que le deuil est un processus naturel, mais qu’il peut aussi devenir complexe, prolongé ou pathologique. En consultation, le thérapeute doit pouvoir différencier une souffrance de deuil attendue d’une situation qui nécessite une prise en charge plus structurée, voire une orientation. Le sujet ne se limite pas au décès : il concerne aussi les pertes relationnelles, professionnelles, identitaires ou existentielles.
Pour les cliniciens, l’intérêt d’une formation dédiée est donc transversal : elle enrichit l’écoute, l’évaluation et l’intervention dans de nombreuses situations où la perte organise la demande thérapeutique.
Ce que couvre une formation clinique au deuil pour thérapeutes
Une formation clinique au deuil doit couvrir l’évaluation, la compréhension du processus, les outils d’accompagnement et l’analyse de situations concrètes. La formation L’accompagnement du deuil en thérapie de l’Institut Ayana est un programme de 3 jours en présentiel à Paris, conçu pour les psychologues et les thérapeutes justifiant d’au moins 3 ans de formation en psychothérapie.
Le programme associe apports théoriques, expérimentation d’outils et analyse de cas pratiques. Il travaille notamment l’identification des manifestations du deuil sur les plans cognitif, émotionnel, corporel, social et spirituel, ainsi que le repérage des étapes du processus en tenant compte de leur caractère non linéaire et subjectif.
La compétence centrale reste la distinction entre deuil normal et deuil pathologique. Elle permet d’évaluer la situation, de poser une indication thérapeutique adaptée et de décider si l’accompagnement peut rester dans le cadre habituel de la psychothérapie ou s’il nécessite une orientation spécifique.
La Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP) propose également une formation « Psychologie et clinique du deuil » visant à permettre au psychologue d’identifier, d’analyser et d’accompagner les problématiques du deuil en psychothérapie individuelle, avec un travail sur l’attachement inspiré de Bowlby.
Formation courte ou Diplôme Universitaire : quelle différence ?
La différence principale est le rapport entre durée, objectif et degré d’approfondissement académique. Une formation courte vise l’intégration rapide d’outils en consultation ; un Diplôme Universitaire structure un apprentissage plus long, souvent interdisciplinaire, avec une exigence de validation universitaire.
Le format court et intensif
Un format court convient aux thérapeutes qui veulent enrichir leur pratique sans interrompre leur activité clinique. Les formations de quelques jours sont particulièrement adaptées lorsque l’objectif est de repartir avec une grille de lecture, des repères d’évaluation et des outils directement mobilisables auprès des patients endeuillés.
Le Diplôme Universitaire
En pratique, le DU convient aux professionnels qui recherchent un cadre universitaire approfondi. La formation courte convient davantage aux psychologues et psychothérapeutes qui veulent consolider une compétence clinique ciblée, rapidement transférable dans leurs séances.
Quels prérequis vérifier avant de s’inscrire ?
Les prérequis doivent être cohérents avec votre métier, votre niveau de formation et votre cadre d’exercice. Certaines formations sont réservées aux psychologues, notamment lorsque l’objectif est de travailler la clinique du deuil en psychothérapie individuelle. D’autres s’adressent à un public pluridisciplinaire : médecins, psychologues, infirmiers, travailleurs sociaux, bénévoles en soins palliatifs, assistants funéraires, responsables religieux ou professionnels régulièrement en contact avec des personnes endeuillées.
Pour un thérapeute installé, le critère décisif n’est pas seulement le public annoncé, mais le niveau clinique du contenu : évaluation, indication thérapeutique, analyse de cas, posture du praticien et outils applicables en séance.
Critères pour choisir une formation de thérapeute du deuil
Le meilleur choix est celui qui correspond à votre pratique réelle de consultation. Avant de vous inscrire, vérifiez les critères suivants :
- Public visé : la formation s’adresse-t-elle aux psychologues, psychothérapeutes, soignants, bénévoles ou professionnels du funéraire ?
- Objectif clinique : le programme apprend-il à différencier deuil normal, deuil compliqué et deuil pathologique ?
- Méthode pédagogique : alterne-t-il théorie, expérimentation d’outils et analyse de cas ?
- Format : la durée est-elle compatible avec une activité clinique en cours ?
- Applicabilité : les outils peuvent-ils être réutilisés dès les séances suivantes ?
- Cadre professionnel : les prérequis correspondent-ils à votre formation initiale et à votre champ de compétence ?
Erreurs courantes à éviter
Les erreurs les plus fréquentes consistent à choisir une formation trop générale, trop théorique ou mal ajustée à son cadre clinique.
- Confondre accompagnement bénévole et pratique clinique : l’écoute empathique est indispensable, mais elle ne remplace pas l’évaluation psychothérapeutique.
- Négliger la distinction deuil normal / deuil pathologique : sans cette grille, le praticien risque de sur-pathologiser ou de banaliser une situation préoccupante.
- Choisir un format incompatible avec son activité : un engagement universitaire long n’est pas toujours réaliste pour un thérapeute à temps plein.
- Oublier la dimension expérientielle : face à la charge émotionnelle du deuil, l’entraînement clinique compte autant que les connaissances théoriques.
L’approche de l’Institut Ayana
L’Institut Ayana privilégie une formation courte, clinique et immédiatement applicable. La formation L’accompagnement du deuil en thérapie s’inscrit dans un catalogue destiné aux psychologues et psychothérapeutes en exercice, aux côtés de formations sur le trauma, l’approche systémique, la thérapie des schémas, l’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement), la Gestalt-thérapie ou encore l’accompagnement des enfants.
La formation est encadrée par une thérapeute titulaire du CEP (Certificat Européen de Psychothérapie), spécialisée en Gestalt-thérapie et en approche systémique. Elle peut faire l’objet de financements professionnels selon les situations, notamment via le FIFPL, l’AGEFICE, France Travail ou les OPCO. En 2025, les participants ont attribué à cette formation une note moyenne de 9,79 sur 10, indicateur utile pour évaluer la satisfaction des professionnels formés.
Foire aux questions
Quelle formation choisir pour accompagner le deuil en thérapie ?
Pour un psychologue ou un psychothérapeute, la formation la plus adaptée est celle qui combine repères cliniques, distinction entre deuil normal et deuil pathologique, expérimentation d’outils et analyse de cas. Un format court convient si l’objectif est une application rapide en consultation ; un DU convient davantage à un approfondissement universitaire.
Combien de temps dure une formation deuil pour thérapeutes ?
À qui s’adresse une formation clinique au deuil ?
Elle s’adresse principalement aux psychologues, psychothérapeutes et professionnels de l’accompagnement qui rencontrent des personnes endeuillées. Certaines formations sont réservées aux psychologues ; d’autres accueillent un public pluridisciplinaire, comme les soignants, travailleurs sociaux, bénévoles en soins palliatifs ou professionnels du funéraire.
Quelle est la différence entre deuil normal et deuil pathologique ?
Un deuil normal correspond à un processus douloureux mais évolutif après une perte. Un deuil pathologique désigne une situation où la souffrance, le blocage ou les complications nécessitent une évaluation clinique plus spécifique et parfois une orientation adaptée.
Une formation courte suffit-elle pour accompagner le deuil ?
Oui, si elle s’adresse à des professionnels déjà formés à la psychothérapie et qu’elle vise des compétences ciblées : évaluation, posture thérapeutique, outils d’accompagnement et analyse de cas. Elle ne remplace pas la formation initiale du thérapeute, mais elle enrichit sa pratique clinique.
Sources
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